Feindre de ne pleurer que pour les beautés de ce monde… de Monique-Marie IHRY

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Toujours très présente dans les recueils de poésie de l’auteure, la nature vient inévitablement interférer sur le cœur enclin à la mélancolie. En fait, la guerre sévit, semble se rapprocher à mesure que la nature se dégrade. Un père de famille part rejoindre les troupes, laissant derrière lui des enfants confrontés à l’absence, faisant d’eux des orphelins…

Semé à foison afin de ne pas sombrer, le rêve devient fécond. La poète se souvient, évoque avec sensualité ces moments de grâce, de tendresse et de bonheur partagé, alors se « profile un instant le calme originel » dans une trêve ô combien nécessaire à la survie de l’être…

Mais le temps de l’absence est cependant bien réel. La poète pense à ces exodes ayant maculé le monde d’horreur, à tous ces êtres ayant perdu leur statut d’« humain », poussés comme des troupeaux en grand nombre par la guerre sur des chemins de fortune, obligés à quitter leur foyer, leur terre natale, à défaut d’avoir encore un toit pour abriter leurs enfants, ou bien condamnés à périr en fonction de la couleur de leur peau. Elle évoque ces humains ne rentrant pas dans les « fameux calibres » des exigences superlatives d’une poignée de titans autopropulsés sur le trône d’un pouvoir absolu. Et l’on assiste à une scène émouvante au cours de laquelle une femme « ébène ou bien métis », après avoir déclaré haut et fort « Je suis femme et le clame », défend à corps perdu ses enfants affamés.

Ce nouveau recueil de poésie de Monique-Marie IHRY composé exclusivement de sonnets sur le thème de l’amour, de la guerre et d’une paix souveraine tant souhaitée, vient parfaire une longue série d’ouvrages poétiques, parés à la fois d’élégance, d’une grande sensibilité et de revendications nécessaires.

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Description

Toujours très présente dans les recueils de poésie de l’auteure, la nature interfère inévitablement sur le cœur enclin à une mélancolie de circonstance. En fait, la guerre sévit alentour, se rapproche à mesure que la nature se dégrade. Un père de famille finit par rejoindre les troupes, laissant derrière lui des enfants confrontés à l’absence.

Semé à foison afin de ne pas sombrer, le rêve devient fécond. Au cours de son escapade salvatrice, l’auteure s’évade dans le rêve, tant et si bien qu’il lui semble ressentir la présence de l’être aimé. Elle se souvient, évoque avec sensualité ces moments de grâce, de tendresse et de bonheur partagé, et se « profile un instant le calme originel » dans une trêve ô combien nécessaire à la survie de l’être…

Mais le temps de l’absence est cependant bien réel. La poète pense à ces exodes ayant maculé le monde d’horreur, à tous ces êtres ayant perdu leur statut d’« humain », poussés comme des troupeaux en grand nombre par la guerre sur des chemins de fortune, obligés à quitter leur foyer, leur terre natale, à défaut d’avoir encore un toit pour abriter leurs enfants, ou bien condamnés à périr en fonction de la couleur de leur peau. Elle évoque ces humains ne rentrant pas dans les « fameux calibres » des exigences superlatives d’une poignée de titans autopropulsés sur le trône d’un pouvoir absolu. Et l’on assiste à une scène émouvante au cours de laquelle une femme « Ébène ou bien métis », après avoir déclaré haut et fort « Je suis femme et le clame », défend à corps perdu ses enfants affamés.

Le poème intitulé « Si les peuples, ensemble », bijou de souhaits légitimes quant à une Paix salutaire enfin recouvrée où « L’univers tout entier serait bercé d’amour », aboutit malheureusement dans son dernier tercet sur un constat inévitable : le monde n’est plus qu’un monceau de gravats semé de guerres intestines. La poète souhaite ardemment l’avènement d’une paix recouvrée dans le cadre apaisant d’une « forêt châtaine » où tout semble enfin renaître…

 

Ce nouveau recueil de poésie de Monique-Marie IHRY composé exclusivement de sonnets sur le thème de l’amour, de la guerre et d’une paix souveraine tant espérée, vient parfaire une longue série d’ouvrages poétiques, à la fois parés d’élégance, d’une grande sensibilité et de revendications nécessaires.

1 avis pour Feindre de ne pleurer que pour les beautés de ce monde… de Monique-Marie IHRY

  1. Cogau

    Les sonnets contenus dans Feindre de ne pleurer que pour les beautés de ce monde de Monique-Marie Ihry sont magnifiques, remplis de sensibilité, tout en sensualité. L’amour côtoie la guerre et l’absence, à travers une écriture poétique riche. L’auteure plaide pour la Paix dans ce recueil de poésie, dénonce le racisme et l’absurdité de la guerre, qui sème la mort sur son passage et laisse des familles orphelines. L’être aimé parti au combat, la poète se souvient de leurs moments de bonheur, de leurs étreintes, et espère une fin rapide du conflit qui lui ramènera sa moitié. Ses états d’âme évoluent au rythme des saisons et de la nature. La faune et la flore y tiennent une place prépondérante, à l’instar de magnifiques songes évoquant les oiseaux ou la rose. Les figures de style (métaphores, comparaisons et autres allégories) sont subtilement utilisées. Un Grand Prix Jenny Alpha et Noël-Henri Villard mérité !

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