Description
Après avoir évoqué, dans le premier recueil la rencontre de deux Solitudes autour des romans de Proust à Joyce et des poèmes d’Apollinaire, jusqu’à quelques détours vers la poésie intime et confidentielle de la narratrice, ce second recueil intitulé Des Signes sur notre chemin rend compte des souvenirs fondateurs de l’union de deux êtres, qui se construit toujours plus en profondeur, élargissant le spectre des points de rencontre : études du conjoint étudiant-travailleur. Parcours poétique de la narratrice qui la conduit jusqu’aux Éditions Cap de l’Étang, grâce à son conjoint qui met ses poèmes en forme et les rend lisibles à l’aide du traitement de textes. Ouverture par leur métier d’enseignants aux enfants du monde – qu’ils rencontrent parfois dans leurs classes – et qui sont en souffrance à cause des guerres, de la misère, des persécutions des minorités religieuses, ethniques ou autres.
Ce couple aimant est sans cesse troublé par ce qui s’inscrit en faux contre sa quête d’harmonie, laquelle demeure toujours fragile, et qui invite la conscience à remettre en acte sa part de responsabilité dans l’entraide et le partage. Cette union est confrontée également à sa propre vulnérabilité (passage du temps ; maladies…) qui la conforte dans ses mouvements d’empathie vers les êtres qui n’ont aucun secours ni soutien dans leurs détresses.
Pour tenter de sortir du désespoir qui le guette devant le spectacle de l’enfance sacrifiée dans un monde impitoyable, le couple invoque l’espérance de la grâce pourvoyeuse d’espoir de Renaissance, convoque le mythe de Philémon et Baucis et rappelle la prière funéraire de l’Ancienne Égypte : « J’ai agi selon mon cœur… ».
L’amour du couple reste impuissant pour être un remède au Mal du monde, en effet :
Comment protéger une jeune conscience
agrippée par tant d’indécences
et d’abominations ?
Cependant, une grâce émaille parfois l’incohérente humanité : l’exemple de ce sans-papiers, Mamoudou Gassama, escaladant quatre étages d’un immeuble pour sauver un enfant suspendu dans le vide à l’extérieur du garde-corps de son balcon le prouve.






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