Des signes sur notre chemin de Michèle Buob

22,00

Ce deuxième recueil de poèmes approfondit et poursuit l’aventure évolutive des solitudes conjuguées.  La poète remonte à la naissance de la relation. Puis la déploie et la tisse au fil de la confrontation d’une union à des épreuves inattendues, des rencontres humaines qui sollicitent l’empathie, et parfois même à des faits divers qui attirent l’attention sur des problématiques douloureuses. Toute souffrance demeure orpheline tant qu’elle ne rencontre pas le regard qui la reconnaît, la nomme et compatit. Toute souffrance doit être partagée comme le pain. Autant de signes sur le chemin de la conscience sensible. Le couple refuse la contemplation limitée à soi. Il s’ouvre à l’autre, à l’enfant surtout, malmené dans notre monde à la dérive, et qui est souvent au cœur de la préoccupation des solitudes conjuguées.

Description

Après avoir évoqué, dans le premier recueil la rencontre de deux Solitudes autour des romans de Proust à Joyce et des poèmes d’Apollinaire, jusqu’à quelques détours vers la poésie intime et confidentielle de la narratrice, ce second recueil intitulé Des Signes sur notre chemin rend compte des souvenirs fondateurs de l’union de deux êtres, qui se construit toujours plus en profondeur, élargissant le spectre des points de rencontre : études du conjoint étudiant-travailleur. Parcours poétique de la narratrice qui la conduit jusqu’aux Éditions Cap de l’Étang, grâce à son conjoint qui met ses poèmes en forme et les rend lisibles à l’aide du traitement de textes. Ouverture par leur métier d’enseignants aux enfants du monde – qu’ils rencontrent parfois dans leurs classes – et qui sont en souffrance à cause des guerres, de la misère, des persécutions des minorités religieuses, ethniques ou autres.

Ce couple aimant est sans cesse troublé par ce qui s’inscrit en faux contre sa quête d’harmonie, laquelle demeure toujours fragile, et qui invite la conscience à remettre en acte sa part de responsabilité dans l’entraide et le partage. Cette union est confrontée également à sa propre vulnérabilité (passage du temps ; maladies…) qui la conforte dans ses mouvements d’empathie vers les êtres qui n’ont aucun secours ni soutien dans leurs détresses.

Pour tenter de sortir du désespoir qui le guette devant le spectacle de l’enfance sacrifiée dans un monde impitoyable, le couple invoque l’espérance de la grâce pourvoyeuse d’espoir de Renaissance, convoque le mythe de Philémon et Baucis et rappelle la prière funéraire de l’Ancienne Égypte : « J’ai agi selon mon cœur… ».

L’amour du couple reste impuissant pour être un remède au Mal du monde, en effet :

 

Comment protéger une jeune conscience

agrippée par tant d’indécences

et d’abominations ?

 

Cependant, une grâce émaille parfois l’incohérente humanité : l’exemple de ce sans-papiers, Mamoudou Gassama, escaladant quatre étages d’un immeuble pour sauver un enfant suspendu dans le vide à l’extérieur du garde-corps de son balcon le prouve.

 

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